Bilah Hudud est également le nom de l'Association que nous
voulons développer. Ses objectifs sont variés et restent
encore à l'état de projet. Mais ce nom a une
histoire (site Association Bilah Hudud):
l'idée de Bilah Hudud ouvre le débat sur le rapport entre
"art" et "idéologie". Doit-on à tout prix éviter
de se servir sciemment de l'art comme support pour des idées, ou serait-ce se voiler la face que de croire que l'art peut se purger de tout bagage idéologique?
Le lien entre "politique et 7° Art" par exemple, est bien
visible au cours de la deuxième moitié du XX°
siècle. Prenons
l'exemple de Schwarznegger et de Reagan : tous deux acteurs, ils sont devenus hommes
politiques. Leur carrière d'acteur leur a facilité leur carrière politique. Nous avons également
des acteurs en France qui deviennent chanteurs et
écrivains. Jimy Hendrix, Jim Morrisson, Kurt Cobain aux USA et
bien d'autres, ont bouleversé l'ordre moral de la
société et sont allés au de-là du simple
cadre
"artistique". Les hippies de Woodstock en sont un exemple: la musique a
été un moyen d'exprimer leur marre et leur désir
de paix contre la guerre au Viet nam. La musique transmet des
valeurs et peut devenir malheureusement aussi, une arme
idéologique. Prenons encore l'exemple du célèbre
chanteur et comédien chilien Victor Jara (torturé et
assassiné par les militaires de la dictature chilienne en 1973).
L'art comme la musique, sont un moyen d'expression,
au même titre que le langage.
On fait passer un message, des sentiments, des désirs à
travers la musique et à travers l'art en général. C'est un moment de
partage, qu'on peut rapprocher à un acte d'amour. Il y a le
dicton : "la musique adoucit les moeurs". La musique séduit, la
musique enchante, la musique fait plaire et tomber amoureux.
Orphée n'est pas loin. Et les muses ont donné ce nom
"musique".C'est l'une des raisons pour laquelle l'art est l'une des
premières choses que l'on essaye de supprimer sous une
dictature.
La musique réveille les passions. Selon qu'elle touche un esprit
sain ou envenimé de haine, les conséquences peuvent
être heureuses ou dramatiques. On peut comparer la musique
à la beauté d'une femme, à "ce sein qu'on
ne saurait voir".
Mettre son talent d'artsite au service d'une
idée, celle de participer à l'éveil de la conscience collective, toujours
dans la perpective de favoriser le développement et
l'émancipation des facultés humaines, malheureusement
trop souvent gâchées ; une musique comme voix
de dénonciation de l'injustice et un appel à la
révolte contre toute forme d'oppression, ainsi que pour
l'affirmation de la sensibilité, de l'imagination et de ce qui nous rend humain.