Hommage à tous ceux et celles qui ont lutté et qui sont morts pour nos libertés !
Une opinion est un ensemble d'idées que l'on se fait à propos d'un objet en même temps que l'on exerce sur lui un jugement par la pensée.
On parle d'une opinion personnelle si elle est émise par une personne considérée dans son individualité et d'une opinion publique quand elle est portée collectivement par la société ou présentée comme telle.
Il est possible de distinguer une opinion d'expert et l'opinion
profane. Une opinion sur un savoir canonique est par exemple requise en
droit, en science ou en religion.
L'opinion humaine n'est pas du même niveau intellectuel que la croyance. Par contre, l'opinion peut être influencée par le milieu social et les préjugés.
De plus on peut considérer l'opinion (individuelle) comme une
connaissance car elle implique un jugement que l'individu se porte a
lui-même, il doit se remettre en doute (comme l'explique Descartes
dans ses Méditations) pour atteindre le rationalisme et donc élabore la
connaissance véritable. On peut parler d'expérience salutaire.
Les droits politiques ou droits civiques de la personne désignent les libertés politiques garanties par le pays dont cette personne a la citoyenneté.
Ces droits sont les suivants :
La liberté de conscience, voisine de la liberté de religion mais qui ne doit pas être confondue, désigne le choix par un individu et dans le cadre de la loi des valeurs ou des principes qui vont conduire son existence.
La liberté de conscience contient donc la liberté de religion parmi ses possibilités. Mais l’athéisme est une autre forme revendiquée de la liberté de conscience.
En France, la Commission de réflexion sur l'application du principe
de laïcité dans la République parle de la liberté de conscience comme
du « second pilier de la laïcité ».
La liberté d'opinion et d'expression est généralement considérée comme une liberté fondamentale à l'Homme.
Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme suit:
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
De même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
Pour l'Europe (Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de l’Europe de 1980 (article 10) :
« 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »
« 2 L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »
Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :
« La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». »
Si la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie pas davantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l'égide des Nations unies et des pays y adhérant, - ce qui est le cas de la législation française -, restreignent toutefois cette liberté en interdisant les propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de l'appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi.
Elle va de pair avec la liberté d'information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d'en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de liberté d'expression pour toute parole publique, comme pour l'incitation à la haine et au meurtre.
Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l'Assemblée générale des Nations unies précise que la liberté d'expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce sans considération de frontière» (article 4.).